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Confrontations sur les frontières
La guerre commence souvent par un franchissement violent de frontière pour occuper un territoire, soumettre ses habitants, renverser un régime, s’accaparer des ressources. Aujourd’hui, on déclare volontiers les frontières dépassées par la post-modernité, les marchés et la mondialisation. Qu’en est-il vraiment ?
Un biologiste québécois, un membre de l’Institut et physicien émérite de l’Institut de Physique du Globe de Paris, plusieurs philosophes, une spécialiste des sciences de l’information et de la communication, un praticien de la finance, un économiste, un géographe spécialiste des frontières, un politologue spécialiste de communication, un médecin, ancien fondateur d’une ONG connue et critique de l’ingérence humanitaire apportent leur éclairage respectif. Gabriel Galice, vice-président du GIPRI, qui publia des études sur les frontières économiques et politiques, en partenariat avec le professeur Claude Raffestin, ancien chef de département de géographie de l’université de Genève, prit part à ce séminaire. Etudes et dossiers Les illustrations d’Ernest Pignon-Ernest, peintre célèbre qui colle ses installations dans les paysages urbains, de Ramallah à Durban en passant par Naples, Brest et Alger, viennent rehausser les textes, dessins, schémas et photos, faisant de ce cahier instructif un bel objet.
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Les causes des guerres à venir![]() Sous la direction de Gabriel Galice
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Les difficultés du GIPRI
Le GIPRI traverse une période difficile. Ce n’est bien sûr pas la première, mais celle que nous vivons actuellement doit être prise très au sérieux, car l’environnement général n’est pas favorable aux activités d’organisations telles que la nôtre.
Rappelons que le projet de financement du GIPRI dans la durée par la mise en œuvre d’un contrat de prestations établi avec l’Etat n’a pas été approuvé par la Commissions des finances du Grand Conseil, à la fin de l’an dernier. Nous pouvons malgré tout poursuivre nos activités cette année, bien que de manière réduite, grâce aux soutiens de l’Etat et de la Ville de Genève. Rien n’est cependant assuré pour les années à venir.
Une fois encore donc se pose la question de la justification du maintien d’un organisme indépendant tel que le GIPRI, qui, depuis plus d’une génération a contribué à faire entendre la voix des grandes traditions de Genève dans le domaine de la paix.
Nous tenterons de maintenir cette longue aventure. Notre Conseil de fondation a accueilli ces derniers mois de nouveaux membres, qui souhaitent s’investir pour que le GIPRI reste actif. Car c’est bien là que réside sa force principale, l’engagement bénévole et volontaire de personnes convaincues de la justesse et de la nécessité de porter une attention continue à l’établissement et au maintien de la paix. Ce que soulignait le premier document fondateur du GIPRI en 1980 reste entièrement valable : « Il n’y aura jamais trop d’instituts consacrés à l’élude du problème de la guerre et de la paix, devenu littéralement vital pour la survie de l’humanité. Il n’y aura jamais trop d’approches pour l’étude de ce problème ».
Professeur Jacques Diezi
Président du Conseil de Fondation